Nicolas PONCEY -
À propos


Nicolas PONCEY

Maison des Artistes : n° P280 943


internet : nicolasponcey.fr

BIOGRAPHIE 

Formé à la peinture et à la gravure en taille-douce dans les années 1990, au sein de deux ateliers d’artistes à Paris, j’ai complété cet apprentissage par des cours du soir dans les ateliers de la ville de Paris, ainsi qu’au musée des Arts décoratifs et aux Beaux-Arts de Versailles. 

Plusieurs années de travail en atelier m'ont ensuite permis d’expérimenter différentes voies plastiques et de développer une démarche personnelle.

Parallèlement à mon travail de création, j’ai réalisé de nombreux projets de peinture murale dans le cadre de chantiers éducatifs,  enseigné la gravure pendant quinze ans dans une école d’art, et animé des ateliers d’arts plastiques dans diverses structures.

Aujourd’hui, mon travail artistique se poursuit autour d’une technique personnelle de peinture gravée, mêlant broderie et autres procédés, dans une recherche constante sur la matière, la trace et la mémoire du geste.

 

 DEMARCHE ARTISTIQUE

Un trait. Tracer un trait, puis un autre.

Sept traits verticaux suivis de sept traits horizontaux : une trame apparaît. C’est là, dans cette cellule de base, qu’il faut fouiller pour trouver du vivant. La répétition, presque organique, par la croissance rythmée et vibrante de la trame, révèle un mouvement – donc un début de vie. Et ce mouvement dans son déroulement ici et maintenant, fait naître une perception du temps.

De ce geste initial, le travail s’est engagé. Depuis vingt-sept ans, la route se déploie sur toutes sortes de supports et de matières : papier, toile, fil, bois, terre, pierre…

Explorant diverses techniques et outils, les traits composent au fil du temps un alphabet pictural qui murmure une histoire aux yeux du regardeur – une histoire plastique. Toujours les mêmes et toujours différents, les traits se croisent, se perdent, se retrouvent et se recouvrent ; ils deviennent  lignes parfois, signes ou écritures encore. Ils jouent avec les transparences et les profondeurs, où la surface gravée laisse remonter la lumière. Mouvement là encore.

Parfois, on ne sait plus où est le dessus, le dessous, ce qui est gravé ou collé, peint ou brodé. Cette perte de repères ouvre un nouvel espace et un autre temps : un espace qui se déchire comme un vieux tissu, révélant, par ses interstices, un territoire inattendu ; et un temps qui se dilate, s’éternise, paraissant même s’abolir au cœur des petits traits.

Ainsi poursuivent-ils leur marche, constants et fidèles – leur façon à eux de se tenir debout dans la vie. Chaque trait cherche une présence, une lumière, une respiration. C’est peut-être là, dans la persistance du geste, que se tient le véritable sens de ce travail.