Jo-Alice PELLON    





Née à Paris en 1938

Petite enfance à Paris puis adolescence à Saint-Denis à l’ombre de la basilique. Cette atmosphère médiévale inspirera fortement ses premières oeuvres.
Dès 1954, après des études de céramiste et de dessin, fréquente divers ateliers parisiens réputés comme la Grande Chaumière et l’atelier d’André Lhote.
Dès 1959, rejoint la section de Saint-Denis de l’Union des Arts Plastiques (UAP) qui compte parmi ses membres Picasso, César, Kischka et Pressmane de l’école de Paris. Elle sera invitée à participer en 2005 à l’exposition du cinquantenaire. A partir de 1962, expose régulièrement dans les grands salons parisiens.
Fait partie en 1963 de la sélection française à la Biennale Internationale de Paris en compagnie notamment de Christo, Niki de Saint Phalle, Paul Ambille, Marek Halter.
De 1962 à 1965, exposante permanente à la Galerie Madsen, rue Saint-Honoré, Paris avec Campagnola. Par ailleurs la galerie Madsen exposait des Dufy, Friesz, Gall, Laurencin, Renoir, Rouault, Vlaminck.
1985, rétrospective “Un Certain Parcours”, galerie de Sèvres, Paris.
A partir de 1985, se consacre professionnellement au graphisme et se met en retrait des expositions tout en continuant son oeuvre picturale.
Membre fondateur depuis 2007 de la biennale internationale Pont-sur-l’Art dont elle est vice-présidente et conseillère artistique. Elle réside en région parisienne et en Normandie.

Acquisitions
Musée de Saint-Denis
Collectionneurs américains, belges et français.



 

"J'admire beaucoup l'énorme travail, notamment la période des années cinquante.
Et ce qui retient beaucoup mon attention, ce sont les séries sur : le métro, la petite voleuse et blockhaus.
Vraiment bravo à Jo Alice pour tout ce parcours, cet enthousiasme de peindre et cette lutte quotidienne qu'elle témoigne face à notre société et civilisation en perte d'humanité et de repère.
Merci pour son authentique regard, sa recherche toujours plus profonde et sa mise à nu tout au long de ses toiles."
Bernadette Charvet, artiste peintre

"j'ai beaucoup aimé sa peinture. Elle est très forte et me parle beaucoup."
Iziak, artiste peintre et sculpteur

“Avec des oeuvres hautes comme des fenêtres qui s’ouvriraient à nouveau, Jo-Alice Pellon réapparaît en public.
Ses glacis admirables sont éloquents. Elle n’a jamais cessé de peindre malgré son silence. Sa femme en bleu a quitté le monde du théâtre et de la décoration. Son visage émacié et ses mains allongées sont graves ; graves comme la peinture de l’artiste qui tour à tour inquiète et se charge d’espoir. Des poupées aux corps de femmes disloquées, des petites filles qui courent éperdument ou jouent du violon, des pièces superbement carrelées et presque désertes... le mystère règne. Mais le peintre est là qui veille à ne pas trop en dire pour laisser à chacun le choix d’un monde, enfantin effrayant ou merveilleux par exemple. Elle maitrise sa technique et son imagination pour guetter la moindre lueur diffuse, introduire discrètement l’image d’une présence ou celle d’un reflet dans un espace désolé. Rien n’est flou ni abstrait mais tout est souvent si lointain, si inaccessible comme à travers des barreaux !
Le monde pictural de Jo-Alice Pellon est aussi fort qu’ambigu. Il repousse et fascine à la fois comme le Cochon, cet animal dont elle se plaît actuellement à rendre la fabuleuse étrangeté par d’étonnants effets de clair-obscur."
Pascale Thuillant, critique d'art.

“Jo-Alice Pellon, une des premières femmes peintre de la jeune génération. Elle peint le drame par la couleur. Son envoi fait partie de petits lots de toiles qu’on n’oublie pas.”
André Weber. Biennale de Paris 1963.

“Pellon peint admirablement et ses oeuvres unissent la précision, l’observation, le rêve, la fantaisie, la qualité de la couleur, le soin de l’exécution et le respect du métier. Nous lui assurons qu’elle prendra rang parmi les meilleurs peintres de France.”
M. Gachelin, conservateur, Saint-Denis.