Né en 1964 à Caen, Nicolas Poncey est en route depuis les années 80 sur les pistes de l'art. Ses rencontres dans son adolescence avec des artistes confirmés, vieux explorateurs du vaste continent des ateliers, lui ont transmis connaissances techniques et goût du voyage. Echappé de la région parisienne, le voici maintenant dans une vieille ferme normande de la Manche, en plein bocage, pas trop loin de la mer.

Après des années de peinture et de gravure, nourries d'expressionnisme et autres "ismes", le besoin de concentrer le travail s'est imposé à lui dans les années 1998-2000. Besoin de simplifier aussi.

Sont alors apparus les traits, à l'image de ces bâtons que le cancre au fond de la classe trace avec son stylo plume sur un papier blanc, plutôt que la leçon vite oubliée. Il les grave aussi parfois, à la pointe de son compas sur le pauvre bois de son bureau. Suivant le jour, selon le cours, l'écolier varie un peu en assemblant ses traits dans une sorte de composition nouvelle. Une petite touche de rouge  par-ci ou bleu par-là, illuminerait presque la classe tout entière. Dans la cour de récré avec un bout de craie volé au tableau, il continue de tracer les traits sur le sol. La pluie qui commence à tomber s'attaquant à ces derniers, l'enchante. De retour en cours de math, il reprend le dessin de ses traits dans une litanie rêveuse. Ils défilent alors, ponctuant ce passage du temps si mystérieux.  

L'onglet TRAVAUX ouvre sur 4 champs :

  1. Quotidiens : les traits nus se tracent jour après jour au coeur de toutes sortes d'humeurs, dans un rythme tranquille.
  2. Compositions : dans leur recherche d'un équilibre au sein de rythmes variés, de tonalités changeantes et de contrastes de formes, les traits se déploient activement.
  3. Volumes : le désir de prendre corps, d'habiter un espace en trois dimensions et de se faire objet, pousse les traits vers le relief.
  4. Extérieurs : l'exposition aux éléments de la nature (pluie, vent, soleil...) et leur tracé sur des supports naturels, offrent aux traits ce supplément de vie par leur fragilité dévoilée face au toucher de cette Nature